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Saint-Pierre-des-Corps
MAIRIE
34, av. de la République 37703 Saint-Pierre
des-Corps
Tél. 02 47 63 43 43
Fax 02 47 63 43 00
Horaires d’ouverture :
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30
et de 13h30 à 17h
Saint-Pierre, d’accord…
Mais pourquoi (diable !) des Corps ?
 
La question revient fréquemment.
L’histoire est celle des corps que l’on écarte de la ville entre les murs où se regroupent les Turons : à l’époque gallo-romaine, les Turons de Tours viennent brûler leurs morts dans la varenne, un peu à l’est de leur habitat. Saint-Pierre a joué ce rôle de cimetière avant de devenir… nourricière de l’ancienne Tours.
 
Dès le Moyen Âge, en effet, le maraîchage se développe dans la varenne. Il y fait doux, les sols ont été enrichis au fil des siècles par le limon de la Loire et du Cher. Des fermes voient le jour, des cultivateurs s’installent et vendent leur production sur les marchés de la ville voisine. Le maraîchage a joué un rôle important dans la commune jusque dans la seconde moitié du XXe siècle. Il y a laissé des chemins, les rottes si typiques et qui font le charme du vieux Saint-Pierre.
 
Au début du XIXe siècle, le percement du canal de Berry en 1824 pour rejoindre les marines du Cher et de la Loire, vient stimuler l’activité économique de la commune. Le commerce fluvial ne dure toutefois pas très longtemps. L’invention et l’arrivée du chemin de fer vont tout bouleverser, en portant un coup fatal à la marine et en s’imposant comme le moyen efficace de transport des voyageurs et des marchandises.
La ville de Tours n’en veut pas, de ce chemin de fer bruyant. La prolongation de la ligne Paris-Orléans passe donc par Saint-Pierre – qui en veut bien - et s’y arrête.

La gare devient le centre névralgique de la commune, les voies dessinent sa géographie, la construction puis le travail engendré par l’importance de l’activité marquent durablement l’activité économique et la sociologie de la ville. Des maçons, des ouvriers viennent du Limousin, du Périgord, rejoignant ceux de Bretagne pour travailler à Saint-Pierre. Ces cheminots vont façonner durablement l’identité de la commune.
 
Ce peuple ouvrier qui défend les droits sociaux et mène des luttes contre les injustices pour l’amélioration de ses conditions de vie et pour le progrès social, amène logiquement des élus républicains et socialistes au conseil municipal. Dès 1920 les habitants de Saint-Pierre - les Corpopétrussiens – élisent sans discontinuer des équipes communistes et à partir de 1971 des majorités rassemblant communistes et socialistes.
 
La ville a payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale. Les bombardements alliés de 1944, qui visent à ralentir l’acheminement des troupes allemandes vers les plages du débarquement, détruisent la commune à 85 %.
 
Il faut reconstruire, les besoins sont pressants. Le maire Jean Bonnin demande dès 1947 l’élaboration d’un plan d’urbanisme avant toute opération de remembrement. Des baraquements provisoires en bois sont édifiés dans l’urgence, notamment dans les secteurs de l’Eridence ou de la Rabaterie.
 
Ces années d’après-guerre sont aussi caractérisées par une nette reprise de l’activité industrielle avec la création de plusieurs zones d’activités économiques aux Yvaudières, aux Grands Mortiers.
 
Durant les Trente Glorieuses, dans les années 50, 60, 70, la ville et la Société nationale des chemins de fer développent l’habitat social à la Galboisière puis à la Rabaterie pour répondre aux besoins des habitants.
 
Avec 15 849 habitants, Saint-Pierre-des-Corps est la quatrième ville d’Indre-et-Loire (derrière Tours, Joué-lès-Tours et Saint-Cyr-sur-Loire).
 

Les maires depuis 1900

René Dalbin (1900-1901) ;
François Choisnard (1901-1902) ;
Jean Gitton (1902-1906) ;
François Girault (1906-1914) ;
Robespierre Henault (1919-1939, il est alors suspendu de ses fonctions);
Louis Champagne (1941-1942) et Jean Robin (1942-1943) sont nommés par arrêtés préfectoraux. 
Jean Bonnin (nommé dans la clandestinité par le comité de Libération, puis élu entre 1945 et 1971) ;
Jacques Vigier (1971-1983).

Le saviez-vous ?

  • Le nom de Saint-Pierre-des-Corps, «Sanctus Petrus de Corporibus» apparaît pour la première fois dans une charte du IXe siècle.
  • En 1750, Philippe Lesourne dessine un plan de la commune : la terre est partagée en minces lanières délimitant les champs et entourées de chemins assurant le va et vient des hommes et des troupeaux.
  • Au moment de la révolution en 1789, la paroisse compte 700 habitants.
  • Entre 1519 et 1856, pas moins de 17 crues auront des effets dévastateurs pour Saint-Pierre. La plus catastrophique semble avoir été celle de 1856.
  • Le 8 novembre 1792, les citoyens élisent leur premier maire, Sylvain Desmaret.
  • En janvier 1794 (30 Nivôse de l’an II), le conseil municipal décide de changer le nom de la commune pour la renommer la Clarté Républicaine. Dix ans plus tard, Napoléon exige qu’elle reprenne son premier nom.
  • En 1919, le conseil municipal compte dix-sept cheminots sur vingt-trois élus.
  • Deux femmes figurent sur la liste communiste des élections municipales du 3 mai 1925. A cette époque, les femmes n’ont pas le droit de vote. Elles sont élues. Le Préfet puis le Conseil d’Etat annulent leur élection.